mercredi 25 mai 2011

Europabad : j'ai testé

J'ai déjà parlé du ZKM, cet incroyable centre culturel novateur au possible qui apporte une vraie valeur ajoutée à la ville de Karlsruhe. Il est un autre lieu qui, dans un registre différent et plus modestement, donne aussi à vivre des expériences fortes : Europabad, piscine et centre aquatique de Karlsruhe.
 
Piscine Europabad à Karlsruhe,
en Allemagne
L'autre jour, après quelques crawls (mais pas trop) dans la petite piscine où commence bientôt un cours de natation, je m'engage dans la piscine
extérieure d'Europabad dont la température (33 degrés) me convient mieux. J'y essaie tour à tour les bains bouillonnants, les jets puissants et l'espace circulaire où je me laisse emporter par le courant et duquel j'ai par la suite bien des difficultés à m'extirper (déjà kaputt ?). Je n'oublie pas d'en profiter aussi pour barboter tranquillement et mener à bien quelques exercices physiques (histoire de m'achever ?) tout en profitant des derniers rayons de soleil, après cette journée de travail. On est bien dehors, ainsi, le corps au chaud et la tête dans le vent.

Mais comme je crains de m'endormir et comme je préfère ma couette pour cela, je prends mon courage à deux mains et décide de réessayer la traversée des tubes diaboliques d'Europabad. Le principe est enfantin : on va chercher une bouée simple (pour les plus téméraires) ou double dans les bas-fonds de l'édifice, on remonte les nombreuses marches chargé de son encombrante cargaison gonflable, on atteint enfin la gueule du serpent, on observe (en les laissant poliment passer devant soi) les enfants qui s'y jettent à corps éperdu en riant aux éclats, les malheureux, on hésite et puis on se dit que c'est idiot, qu'on mettra plus de temps à redescendre toutes ces marches plutôt que de se lancer dans le tube avec sa bouée. Alors, on se lance. Comme la première fois, je suis tout de suite aspirée, tout va très vite, l'air est moite, je pense "Et si je restais coincée ?!", je me retrouve encore dos à la pente, je pousse plusieurs cris, je fronce les sourcils dans cette demi-obscurité et m'indigne une nouvelle fois de voir que quelqu'un à oser s'amuser à coller des animaux phosphorescents sur les parois finales du tube. Comme la première fois, je sors titubant, l'estomac retourné et me dis : "Non, décidément, je n'ai plus 15 ans..."

2 commentaires:

  1. Mais au final la peur est vaincue chère bloggeuse...

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  2. Oui, oui, c'est vrai mais je me promets néanmoins d'y retourner. C'est tout de même sympa, cet Europabad : ) Et puis, j'irai profiter des eaux chaudes extérieures pour me remettre de mes émotions, je pense...

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